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Record d’affluence le 19 novembre à la 9ème soirée « Beaujolais Nouveau & Primeurs Kavaklidere » à Istanbul ; 8ème édition à Izmir ; 1ère édition à Bursa.
Notre Chambre a tenu sa 9ème grande soirée autour du célèbre Beaujolais Nouveau, le Jeudi 19 novembre 2009 au Palais de France à Istanbul, qui s’est marié, pour la troisième fois consécutive, avec les Primeurs Kavaklidere. Placée sous le haut-patronage de S.E. M. Bernard EMIE, Ambassadeur de France en Turquie, cette rencontre conviviale, très prisée par la communauté d’affaires franco-turque d’Istanbul, a accueilli près de 500 personnes, un record, dont de nombreux directeurs généraux et cadres dirigeants d’entreprises aussi bien turques que françaises implantées en Turquie ainsi qu’une délégation d’entreprises conduite par MM. Daniel PARAIRE et Pierre MOSSAZ, respectivement Président de la CCI Nord-Isère et Vice-Président en charge de l’international de la CCI de Lyon, en mission de prospection en Turquie réalisée en partenariat avec notre Chambre.

Daniel Paraire, Président de la CCI Nord-Isère, Bernard Emié, Ambassadeur de France, Eşref Hamamcioğlu, Président de la CCFT et Pierre Mossaz, Vice-Président de la CCI de Lyon

Près de 500 personnes, un record

La soirée est officiellement ouverte par M. l’Ambassadeur

Les entrepreneurs français de la délégation rhônalpine avec le Président et le Directeur de la CCFT
Nous profitons de l'occasion qui nous est offerte ici pour renouveler très chaleureusement nos remerciements à M. L'Ambassadeur pour nous avoir permis de tenir cet événement, comme le veut la tradition, au Palais de France ainsi qu’à nos fidèles partenaires que sont Air France, Sodexo, Kavaklidere, Altavia, et nos quatre principaux sponsors que sont Groupama, Oyak-Renault, Renault-Mais et ALD Automotive.
La soirée d’Izmir, organisée par notre délégué à Izmir, Necdet Kestelli, et qui s’est tenu le lendemain, a accueilli près de 100 personnes en présence de M. Thierry Klockenbring, Consul général adjoint à Istanbul et Zeliha Toprak, Consule honoraire de France à Izmir. Cette soirée s’est tenue grâce au concours des mêmes partenaires ainsi que de Renault-Mais, qui a exposé, comme pour la soirée d’Istanbul, la toute nouvelle Fluence, dont la production à démarré à Bursa en septembre dernier.

De gauche a droite: M. Raphaël Esposito (Directeur de la CCFT); M. Muharrem Toprak (Deputé d’İzmir), Mme Zeliha Toprak (Consule Honoraire d’İzmir), M. Muzaffer Tunçağ (ancien Maire d’İzmir/Konak), General Marbec (OTAN) et Prof. Dr. Suat Çağlayan

De gauche a droite : Mme Zeliha Toprak (Consule Honoraire d’İzmir), Mme Klockenbring, M. Thierry Klockenbring (Consul Général adjoint à İstanbul); M Necdet Kestelli (Délégué CCFT à Izmir); M. Raphael Esposito (Directeur de CCFT), M. Muharrem Toprak (Deputé d’İzmir), Prof. Dr Suat Çağlayan et M. Muzaffer Tunçağ (ancien Maire d’İzmir/Konak)
Jamais 2 sans trois, et toujours en présence de M. le Consul général adjoint, la Chambre a inauguré cette année la 1ere édition d’une soirée à Bursa avec le concours de Renault-Mais, hôte de l’événement, et du cabinet Mazars-Denge, qui a récemment ouvert un bureau à Bursa. 70 personnes y ont participé.
De gauche à droite : Merih Tüzün de Renault-Mais, Leon Coşkun de Mazars-Denge (tous deux Elus de la CCFT), Raphaël Esposito et Nurdan Gürler, respectivement Directeur et Directrice-adjointe de la CCFT, et Thierry Klockenbring, Consul général adjoint
Comme chaque année, ces trois soirées ont pour objectif de permettre à chacun (nouveaux comme anciens) de nouer ou d'approfondir des relations d’amitié et professionnelles. Ne boudons pas trop plaisir, cet objectif a été largement atteint. Cet événement démontre une nouvelle fois, à quel point la Communauté d’Affaires Franco-Turque est solidaire et forte et apprécie ces moments d'échanges, d'amitié et de fraternité. Nous ne pouvons que nous en réjouir.
Les pratiques salariales en Turquie, avec Hewitt IDE (Petit-Déjeuner de travail)
Le 10 novembre dernier près d’une trentaine de Directeurs Généraux et de Directeurs Ressources Humaines de sociétés membres de la Chambre se sont réunis au Sofa Hotel à Nisantasi autour d’un petit-déjeuner en présence de MM. Cengiz Gürleyik et Gökan Özden, respectivement Directeur et Compensation Consultant d’HEWITT IDE pour assister à une présentation des pratiques salariales en Turquie, fruit d’une large enquête nationale menée cette année par cette société spécialisée, membre de notre Chambre.
HEWITT IDE est le partenaire de la société américaine Hewitt Associates, spécialisée dans le conseil en externalisation de processus Ressources Humaines et dans la publication de rapports sur les pratiques et les politiques de rémunération des entreprises (TCM - Total Compensation Measurement).
Eric Badin, membre du Conseil d’Administration de la Chambre, a rappelé, dans son message d’ouverture, que notre Chambre avait invité (pour la 3eme année consécutive) les entreprises membres à participer à une vaste enquête annuelle nationale menée par HEWITT IDE sur les pratiques salariales en Turquie, sujet qui préoccupe les entreprises, petites comme grandes. Il a également invité les personnes présentes à rejoindre le groupe de discussion “Ressources Humaines”, qu’il anime depuis avril 2008.
Une quinzaine de sociétés membres de la Chambre ont participé cette année à cette enquête, représentant plus de 10% de l’échantillonage (122 sociétés au total). MM. Cengiz Gürleyik et Gökan Özden, après avoir rapidement exposé la méthodologie utilisée dans le carde de cette enquête (destinée aux moyennes et grandes entreprises), ont commenté les principales tendances de 2009. Il a précisé que les entreprises analysent rétroactivement les salaires afin de s’assurer que leur niveau est bien celui du marché et qu’ils sont en phase avec la politique salariale de l’entreprise.
L’étude réalisée montre que les salaires bruts augmenteraient en 2010 de 6,6 à 7,5% selon la position dans l’entreprise ; comme en 2009, certaines entreprises ne prévoyant pas d’augmentations en raison de la crise qui a vu une baisse sensible de l’inflation. Elle montre également que la partie variable du salaire continue d’augmenter par rapport aux années précédentes.
Notre Chambre tiendra à la disposition de ses membres le résumé de l’étude 2009 pour ceux qui s’engageront à participer à l’enquête nationale Hewitt en 2010.
Rencontre des Membres chez Renault-Mais à Istiniye le 1er octobre : Découverte en avant-première en Turquie de la « Fluence »
Près de 70 personnes ont participé à la seconde « Rencontre des Membres » de l’année qui s’est tenue le 1er octobre dernier chez Renault-Mais, dans leurs somptueux locaux à Istiniye, en présence d’un invité d’honneur, M. Hervé MAGRO, nouveau Consul Général de France à Istanbul.



De gauche à droite : R. Esposito, Directeur de la Chambre, M. Tüzün, Directeur des Ventes de Renault-Mais et Administrateur de la Chambre, H. Magro, Consul général de France à Istanbul, E. Hamamcioglu, Président de la Chambre, I. Aybar, Directeur général de Renault-Mais, et T. Tunalioglu, Directeur général d’Oyak Renault. Hervé Magro, Consul général de France à Istanbul
Le Président Eşref HAMAMCIOĞLU, dans son discours de bienvenue, a rappelé l’esprit de cette rencontre des membres de la Chambre à savoir « créer et développer un réseau de contacts dans un cadre convivial et professionnel » et a chaleureusement remercié toute l’équipe de Renault et plus particulièrement M. Ibrahim AYBAR, Directeur Général de Renault-Mais (distribution) et M. Tarık TUNALIOĞLU, Directeur Général d’Oyak-Renault (production) à qui il a donné la parole. Il a ensuite exprimé, au nom de la Chambre, tous ses vœux de réussite à M. le Consul Général, dont ce fut la première rencontre avec les adhérents de la Chambre depuis sa prise de fonction le 3 septembre dernier.

M. le Consul Général, qui s’est exprimé en français et en turc, langue qu’il maîtrise parfaitement, a rappelé son attachement à la Turquie (cf. article dans l’édition de Septembre 2009), l’importance du rôle de la Chambre et de ses adhérents et du travail en équipe pour le développement des entreprises. Puis comme le veut la tradition, les nouveaux membres ont pu publiquement se présenter avant que Monsieur le Consul Général, les Directeurs Généraux de Renault-Mais et Oyak-Renault et le Président de la Chambre ne dévoilent la Fluence, remplaçante de la Mégane quatre portes, dont la production à Bursa a démarré en septembre.


Les personnes présentes ont ensuite pu découvrir tous les modèles de la gamme Renault avant de longuement échanger entre eux tout en appréciant la qualité des prestations culinaires de nos hôtes du soir. Nombreux sont ceux qui s’interrogeaient sur le prix de cette nouvelle berline tricorps, au design moderne et à l’habitacle spacieux, qui jouera le rôle de vaisseau amiral au sein de la gamme Renault. Réponse début novembre après la présentation de ce nouveau modèle à la presse locale.
La marque (ou l’origine) “France” est-elle porteuse en Turquie ? (petit-déjeuner de travail du 29 septembre 2009)
Le 29 septembre dernier, une vingtaine d’adhérents de la Chambre se sont réunis au Ramada Plaza (Osmanbey) autour d’un petit-déjeuner de travail sur le thème « Accéder aux consommateurs et acheteurs turcs : la marque (ou l’origine) « France » est-elle porteuse en Turquie ? » animé par Levent Erden et Frédéric Ordner, respectivement CEO et Directeur Général d’EURO RSCG Turquie.


La Turquie est en plein boom commercial annonce en préambule Levent ERDEN, CEO d’EURO RSCG, société spécialisée en Consulting et Conseil en publicité, communication et commercialisation de produits. L’investissement sur les marques est un phénomène assez nouveau en Turquie. Partant de ce constat, et sachant que les marques françaises les plus grandes sont présentes en Turquie, quel est alors l’impact de cette marque « France » sur les acheteurs et consommateurs turcs ? Constitue-elle un atout pour la compétitivité des entreprises françaises ?
Le bilan semble mitigé. Si le luxe « à la française » reste une valeur sûre et un atout considérable en terme de marketing, la marque « France » n’est pas pour autant universelle.
La marque « France » n’est pas universelle
Frédéric ORDNER, Directeur Général d’Euro RSCG s’interroge, sur la base de constats, si insister sur l’origine française est utile, parce qu’elle apporte de la différence et de la valeur ajoutée ou si au contraire elle n’apporte rien voire si cela est contreproductif. La réponse varie selon les marchés et en fonction des objectifs et du positionnement de la marque. Selon lui, ce qui est intéressant c’est de comprendre que si certaines marques sont très connues de leur public, l’origine française de ces marques n’est pas connues, tout simplement parce que ces marques ont décidé de ne pas revendiquer cette origine (CARREFOUR, DANONE , PEUGEOT, RENAULT, AXA). Quant aux marques du luxe, si l’origine française est porteuse, Frédéric ORDNER conseille de faire attention qu’elles n’apparaissent pas comme inaccessibles ou vieillottes (cf. Annexe 1)
L’intervention de M. Sylvain COURSİMAULT, Directeur marketing de RENAULT MAİS, confirme ce constat en matière automobile. La marque « France » n’apporte, selon lui, aucune valeur ajoutée dans ce secteur, la France n’étant pas connue pour la qualité des voitures qu’elle produit. Sur ce critère, les acheteurs se tourneront plus volontiers vers les entreprises allemandes.
D’une manière générale, un produit de bonne qualité percera sur le marché, indépendamment de sa nationalité. Le critère « France » ne peut donc être retenu comme pertinent pour la majorité des marques. Le critère « origine ou marque France » ne peut donc être systématiquement retenu comme pertinent. A l’exclusion peut être pour la mode, le design, la parfumerie et la cosmétique, le luxe et la gastronomie dans certains pays et sur certains créneaux de marchés.
Le luxe « à la française » reste une valeur ajoutée exceptionnelle
Certaines marques, dans des secteurs d’activités bien spécifiques, demeurent d’excellentes ambassadrices de la France à l’étranger. En matière de luxe, de mode et de tendance, la France reste une excellente signature.
Mme Nedime KONUKSEVER, Directrice des ventes d’AIR FRANCE en Turquie, pense que dans un environnement de compétition internationale, la marque est plus importante que la nationalité de l’entreprise mais que le nom France et ce qu’il véhicule est porteur auprès des consommateurs turcs. C’est le cas selon elle pour AIR France, qui est une marque « ambassadrice » de la France, synonyme de rêve et d’évasion (Paris est la première destination touristique à l’étranger des Turcs). Elle précise toutefois qu’AIR France est la première entreprise française systématiquement touchée par un boycoo lorsque qu’une crise politique majeure éclate entre la France et la Turquie.
Le témoignage de Mme Şebnem BERKOL YÜCEER, Directrice de LOUİS VUİTTON - Turquie, confirme l’attirance des consommateurs pour le luxe « Made in France ». Les marques de luxe françaises ont un réel impact sur le comportement d’achat du consommateur turc car elles sont synonymes de qualité et d’authenticité. La marque « France » joue ici un rôle essentiel et constitue un atout majeur, en Turquie comme ailleurs.
Sur le plan marketing, le marché turc se développe considérablement. İl convient donc de profiter de cette explosion du marché en valorisant l’image française de certains produits, tout en gardant un souci permanent de modernité et d’innovation dans les secteurs bénéficiant déjà de la « french touch ».
« La gestion des flux de Trésorerie et du Besoin en Fonds de Roulement », par Ali Aköz, Directeur « Advisory Services » de PriceWaterhouseCoopers
Le 16 juin dernier, une vingtaine d’adhérents de la Chambre se sont réunis au Marmara Taksim autour d’un petit-déjeuner de travail sur le thème « La gestion des flux de Trésorerie et du Besoin en Fonds de Roulement », animé par Ali Aköz, Directeur « Advisory Services » de PriceWaterhouseCoopers.
Il a abordé les différents points suivants :
• Rôle de la fonction Trésorerie au sein de l’entreprise
• Principes de gestion du risque de change
• Gestion des flux de trésorerie et prévisions
• Gestion du besoin en fonds de roulement
• Etude comparative de la gestion du besoin en fonds de roulement au sein des entreprises turques
Conséquence naturelle de la crise globale actuelle du crédit, le rôle du trésorier est revenu sur le devant de la scène. On attend aujourd’hui des directeurs financiers et des trésoriers qu’ils gèrent de manière efficace la trésorerie et le besoin en fonds de roulement et qu’ils limitent le risque de change afin de sécuriser les marges. S’il n’existe pas de solution miracle pour faire face à de tels challenges, l’objectif de cette présentation était de faire revisiter aux professionnels de la finance et de la trésorerie ainsi qu’aux cadres dirigeants indirectement impliqués dans la gestion financière de leur entreprise les bases de la trésorerie d’entreprise et plus particulièrement comment gérer de manière efficace leurs opérations de trésorerie. La clé étant de disposer d’une bonne stratégie de trésorerie et de processus adaptés pour la mettre en place au sein de son entreprise.
Que faut il retenir ?
Gestion des flux de trésorerie
La gestion des flux de trésorerie concerne principalement la gestion du cash, les relations avec les banques, le financement et les investissements et la gestion du risque lié aux devises étrangères, liquidités et taux d’intérêts. La crise du crédit a créé de nouveaux enjeux dans l’activité des trésoriers. Si l’augmentation des taux de change, le risque de crédit et le risque liés aux matières premières ont affecté les délais de paiement et les capitaux reçus, ces risques ont également donné l’opportunité aux trésoriers de démontrer leur valeur ajoutée. Mais ils ont également été le révélateur des failles de nombreuses politiques de gestion de trésorerie.
Prévisions de cash flow
Les prévisions de cash flow sont la modélisation des besoins de liquidité d’une société sur une période donnée. Alors que le profit est un indicateur clé de la « bonne santé » d’une société, la génération de profit ne garantit pas forcément son développement ou même sa survie. Développer et mettre en place des processus de prévision peut sembler simple mais beaucoup de projets ne donnent pas le résultat optimal par rapport aux ressources et efforts impliqués. Un changement du niveau d’activité d’une société ou du mode de fonctionnement de cette société peut générer des problèmes et exiger un changement du modèle de gestion de trésorerie appliqué.
La gestion du risque lié aux taux de change
Le risque lié aux taux de change est fonction de l’exposition financière de la société à un potentiel changement des taux des devises étrangères. Les variations des taux de change peuvent avoir un impact négatif sur la santé financière de la société. Pour gérer les risques liés aux taux de change, une société doit déterminer son « goût » du risque et formaliser une procédure sur les risques liés aux taux de change, incluant les principes et objectifs de la gestion du risque de change. Cela ne fera pas de miracle mais au moins les risques seront plus transparents et les responsabilités seront claires.
Besoins en fond de roulement
Beaucoup de sociétés sont rentables sur le papier mais doivent arrêter leur activité car elles sont dans l’incapacité de rembourser leurs dettes à court terme. Afin d’éviter ceci, il est capital qu’une société gère correctement son fond de roulement. Les besoins en fond de roulement des sociétés varient en fonction du secteur et des activités de l’entreprise. L’objectif est de minimiser les besoins en fond de roulement grâce à une gestion efficace des processus d’achats, de gestion des commandes et d’inventaire.
« Que se passe-t-il en Turquie ? Quels scénarios politiques et économiques dans 5 ans ? » (conférence du 17 juin 2009)
Une conférence, s’est tenue le 17 juin dernier à Tekfen Tower, dans les locaux du partenaire de cet événement, la société Sanofi-Aventis, autour du thème « Que se passe-t-il en Turquie ? Quels scénarios politiques et économiques dans 5 ans ? ». Animée par le Président Eşref HAMAMCIOGLU, elle a accueilli 80 dirigeants de sociétés françaises et turques, mais également étrangères, en présence de Madame Christine MORO, Consule générale de France à Istanbul et autour d’éminents spécialistes francophones de la question : Prof. Dr. Süheyl BATUM, Constitutionnaliste, Professeur de Droit à l’Université de Bahçeşehir et ancien Recteur. Editorialiste au quotidien Vatan ; Prof. Dr. Seyfettin GÜRSEL, Professeur d’Economie et Directeur du Centre d’Etudes Economiques et Sociales de l’Université de Bahçesehir. Editorialiste au quotidien économique Referans ; et Prof. Dr. Ahmet İNSEL, Professeur d’Economie et Président du Département « Economie » de l’Université de Galatasaray. Editorialiste au mensuel culturel Birikim.
Cette conférence, qui s’est déroulée en français, a eu pour objectif de tenter de faire comprendre et d’expliquer aux hommes d’affaires sur ce qui se passe actuellement en Turquie sur les plans politique comme économique : comprendre les développements récents qui ont entraîné la Turquie dans une crise profonde (politique -intérieure- en 2007 et 2008, puis économique en 2008 et 2009) et tenter de dresser des scénarios pour le futur. Passionnant et passionnés, les débats qui ont duré près de 2 heures, ont été riches en enseignements et en réflexions et se sont poursuivis autour d’un cocktail.
Nous vous livrons ici un court résumé des interventions, dont l’enregistrement sonore de l’intégralité des débats est à la disposition de nos adhérents.
M. Eşref HAMAMCIOGLU : Pourriez vous partager avec nous le climat politique actuel en Turquie ? Les relations entre le gouvernement et l’armée n’ont jamais été aussi mauvaises. Que se passe-t-il en Turquie ?
M. Suheyl BATUM : La Turquie est un pays de clivages sur les plans politique, culturel et économique. En dépit de cela, la Turquie avait auparavant des institutions véritablement démocratiques. Certaines dataient de l’époque ottomane et d’autres de la République. Nous avons des institutions démocratiques telles que la cour constitutionnelle, le contrôle du parlement par des procédés juridiques, un parlement élu directement par le peuple, mais le plus important est le contrôle des élections. Pour surmonter ces obstacles ou ces clivages, il faut adopter des lois et une constitution démocratique à l’image des pays européens. Mais pour le moment la Turquie n’est pas en mesure de faire une constitution à l’image des pays européens, parce que l’AKP qui a 384 députés au parlement n’a pas l’intention d’engager des réformes constitutionnelles démocratiques. Depuis 2002, nous n’arrivons même plus à nous mettre d’accord sur les conceptions et les valeurs de la démocratie. En Turquie les élections sont contrôlées depuis 1961 par un juge, toutes les parties de gauche ou de droite se conformaient à l’arrêt du conseil supérieur des élections qui disposait du pouvoir de dissoudre l’Assemblée. Averti par le Conseil lors des dernières élections, l’AKP, alors qu’il distribuait des appareils électroménagers aux électeurs indécis, a répondu que le Conseil n’était pas compétent sur la question. Dans un pays vraiment démocratique, avec des institutions véritablement démocratiques, l’armée devrait avoir une place très restreinte sur la scène politique, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On ne devrait pas avoir besoin de l’armée comme moyen de contrôle de la démocratie.
M. Eşref HAMAMCIOGLU : Sur le plan international, quelles sont les relations entre la Turquie et ses voisins ? Le processus d’adhésion à l’Union Européenne ne serait il pas plus facile avec l’actuel gouvernement ? En tant qu’hommes d’affaires, nous sommes sensibles à ce qui se passe entre la Turquie et l’Union Européenne et plus particulièrement avec la France. Quel est votre sentiment, votre analyse sur ces questions ?
M. Ahmet INSEL : Nous sommes dans une zone de turbulence majeure en Turquie, jusque-là il y avait principalement des clivages d’appartenance sociale alors qu’aujourd’hui ce sont particulièrement des clivages d’appartenance politique. Ce clivage est très important parce qu’on le retrouve aussi dans l’approche de la question européenne. Je crois que l’AKP prépare une « glaciation » des relations entre la Turquie et l’Union Européenne. Par conséquent, le processus d’adhésion peut être relayé au second plan. L’AKP est en train de faire porter le chapeau à ses partenaires, en effet, il y a une résistance qu’il peut justifier politiquement par les oppositions de M. Sarkozy et de Mme Merkel à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. On est dans une situation où l’AKP prépare un peu un retrait même s’il ne veut pas totalement tourner le dos à l’Europe. La logique de l’AKP est que l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne est de toute manière un long processus. La Turquie sera un jour dans l’Union mais l’AKP juge qu’ils ne récolteront pas les fruits de leurs efforts jusqu’aux prochaines élections. C’est pourquoi l’actuel parti au pouvoir défend la stratégie d’une période de gel dans la relation avec l’Union Européenne. En ce qui concerne les autres pays, la Turquie avait peu ou pas de relation avec ses voisins. Nous sortons de cette isolement, grâce à une politique de bon voisinage. Aujourd’hui les relations avec les pays de l’Est sont très bonnes. Pour ce qui concerne la France, d’après les derniers sondages réalisés en France, il y aurait une légère diminution de l’hostilité envers la Turquie.
M. Eşref HAMAMCIOGLU : Quel est votre diagnostic de l’économie turque à l’heure actuelle ?
M. Seyfettin GURSEL : On peut observer que depuis 2002 jusqu'à juin 2006 la croissance soutenable était extrêmement forte, c’est-à-dire de l’ordre de 6 à 9%, c’était ce qu’on appelle les années ‘Rose’. Quand on regarde la nature de cette croissance on voit qu’elle est tirée par la consommation tout d’abord, puis par le boom des investissements privés. Mais à partir de la deuxième moitié de 2006, on peut observer une baisse structurelle du régime de croissance. Cependant on peut voir que durant cette période que l’augmentation des exportations était bien inférieure à celle des importations. Ce déficit ne cessait de se creuser et rendait la croissance non soutenable ; le déficit étant financé par les IDE (Investissement Directs à l’Etranger). La Turquie est entrée dans un régime de croissance difficile après mai-juin 2006. La crise a fait chuter les importations (de façon plus nette que que les exportations), entraînant ainsi un quasi rééquilibre de la balance commerciale. La production industrielle avait commencé à diminuer bien avant la crise, qui n’est donc pas la raison principale de nos problèmes même si elle l’a aggravé. En 2005, la perspective d’une adhésion de la Turquie à l’EU est apparue. Malgré les investissements massifs de l’étranger, la Turquie n’a pas été en mesure de rembourser le déficit du compte courant. Ce déficit n’a cessé de se creuser et l’une des raisons principales est l’appréciation structurelle de la Livre turque et le taux de change flottant. Le chômage a diminué après 2001 puis on a observé une reprise du chômage depuis 2008. Il y a eu également l’entrée des femmes dans le marché du travail, parce que leurs maris étaient au chômage. En 2009, nous aurons probablement une croissance négative de 6% et plus de 4 millions de chômeurs à la sortie de la crise.
M. Eşref HAMAMCIOGLU : Comment voyez-vous la restructuration de la scène politique en Turquie ? Que pensez-vous du futur de la Turquie ?
M. Suheyl BATUM : Je fais partie de ceux qui demandent une véritable constitution. Je pense que l’AKP ne peut pas proposer une constitution véritablement démocratique. En 2005, par exemple, l’AKP a fait une modification, nous avons eu un Conseil supérieur de l’Audiovisuel. Ce conseil était formé de neuf membres dont six qui faisait partie de l’actuel gouvernement.
M. Ahmet INSEL : Je pense qu’aujourd’hui la question chypriote est la question principale. Et il y a une perspective de savoir si la négociation va aboutir. Je suis moins optimiste qu’il y a deux ans. S’il y a une perspective d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne je pense que l’année 2015 serait trop tôt, si c’est le cas ce serait plutôt vers 2020. Car nous avons pris beaucoup de retard depuis 2004.
M. Seyfettin GURSEL : Le dilemme de l’économie turque est de conserver un déficit du compte courant soutenable (transition douce au modèle d’Europe du Sud). Si la Turquie perd la perspective de l’adhésion, son objectif sera d’annuler le déficit du compte courant (transition brusque au modèle asiatique).
Modèle d’Europe du Sud
-Politique de taux de change moins flexible
- Déficit du compte courant gérable (financé directement par les IDE)
- Réformes pour augmenter la compétitivité (marché du travail plus flexible, éducation, coûts de transactions)
- Compensées partiellement par les compromis de la politique sociale et partiellement par la baisse des dépenses militaires. (dividende de la paix)
→ L’adhésion de la Turquie à l’UE est indispensable !
Modèle Asiatique
- Annuler le déficit du compte courant
- Haute competitivité
- Competitivité du taux de change (comment maintenir un taux d’inflation faible?)
- Coût de travail faible (contraintes politiques)
- Politiques sociales ne sont pas une priorité Plus d’épargne domestique (+ 2-3 %)
→ Nécessité d’un système autocratique
« Logistique optimale & gestion de stocks en période de crise », par Fulvio Villa, DG de GEFCO Lojistik Türkiye
Le 29 mai dernier, une douzaine d’adhérents de la Chambre se sont réunis au Ramada Plaza Istanbul à Osmanbey autour d’un petit-déjeuner de travail sur le thème « Logistique optimale & gestion de stocks en période de crise », animé par Fulvio VILLA, Directeur Général de GEFCO Lojistik Türkiye et membre de la Chambre. Il a abordé les différents points suivants :
• Vue Globale sur la Logistique en Turquie
• Effets de la crise sur les marchés internationaux et turcs et différences entre Logistique en Turquie et Logistique en Europe
• Quels sont les avantages majeurs qu’une Logistique bien gérée peut apporter à un Centre de Production ou à une Société de Services aujourd’hui ?
• Les effets d’une bonne Gestion des Stocks sur la Logistique Globale en contexte de crise : quelle Gestion de Stocks adopter ?
• Quels indicateurs à prendre en compte pour gérer sa logistique de façon optimale ?
Que faut il retenir ?
Une rapide comparaison entre la France et la Turquie :
La Turquie compte 2000 km d’autoroutes, la France 6 fois plus ; le réseau des routes nationales en France représente 30 500 km contre 8 000 km Turquie. Le réseau ferré turc représente environ 11 000 km contre 32 000 km pour la France.
La logistique portuaire :
La Turquie compte un archipel impressionnant de ports industriels, soit 21, dont 10 sur le pourtour de la mer Marmara. 21 ports pour environs 190 millions de tonnes de marchandises en transit en 2008, alors que le port de Rotterdam a dénombré 420 millions de tonnes de frêt la même année. En plus d’être le mode de transport de marchandise le plus utilisé en Turquie, soit 87% du volume total en transit en 2007, le fret maritime connaît une forte croissance depuis 2001, avec environ 20% de croissance annuelle en terme de transit de containers.
Les points forts de la Turquie :
• Avec 47 500 camions, il s’agit de la première flotte active en Europe.
• La Turquie possède la plus importante flotte RO RO (bateaux de transit de transport routier) en Europe.
• Un investissement de 20 milliards d’euros étalé sur 11 ans :
-13 projets de rails principalement pour renforcer la connexion avec les ports.
-15 routes.
-5 ports.
• La position géographique de la Turquie : carrefour entre le Moyen-Orient, l’Europe de l’est l’Asie et la Russie.
La crise et ses conséquences :
La crise économique a frappé de plein fouet les activités de fret. Le port de Shanghai connaît une contraction de son activité au premier trimestre 2009 de 15% par rapport à la même période un an plus tôt, de même pour Rotterdam avec -17% et jusqu'à -28% pour Barcelone. Les effets de la contraction de la demande mondiale, sont l’augmentation de la durée de stockage, ralentissement du cycle de circulation des marchandises, ce qui est suivi d’une hausse des coûts de stockage et d’une hausse du risque de défaillance de la part des fournisseurs et des clients.
Les solutions :
a) La chaîne d’approvisionnement :
• Réduire les délais de livraison, en améliorant entre autres le temps consacré aux inventaires. Ceci pour augmenter la rentabilité, en réduisant le temps de circulation des marchandises. Chercher à rendre la chaîne d’approvisionnement la plus flexible et réactive possible.
• S’intéresser de plus près à son réseau d’approvisionnement, augmenter sa compétitivité.
• S’assurer de la crédibilité de ses partenaires ainsi que de leur risque de défaillance.
• Pour augmenter la rentabilité : réduire les investissements (entrepôt, camions… etc.) et se concentrer sur son cœur d’activité.
b) Les bonnes pratiques de la gestion d’entrepôt :
• Définir le niveau de stockage minimum
• Réduire les coûts de stock, en augmentant la fréquence des livraisons entre autres.
• Développer un système opérant qui permet d’obtenir des prévisions aussi précises que possibles, en prenant soin de tenir à jour le système.
• S’assurer de la flexibilité et de la solidité financière des partenaires, et que leurs efforts vont dans le même sens que les vôtres.
Les indicateurs clefs de performance relatifs à la logistique :
Avant tout, il s’agit d’étudier l’organisation de la firme, définir des sous-ensembles avec pour chacun un objectif bien déterminé. Ensuite il s’agit de sélectionner les indicateurs les plus pertinents, puis définir comment obtenir l’information. Pour chaque souus-partie de l’organisation, il paraît opportun de choisir les 3 indicateurs classiques :
-Productivité
- Activité
- Résultat
Les indicateurs doivent être comparés en glissement annuel.
28.05.2009 : Rencontre des Membres au Marmara Şişli
Près de 60 personnes ont participé à la première « Rencontre des Membres » de l’année qui s’est tenue le 28 mai dernier au Marmara Şişli.
Le Président Eşref HAMAMCIOĞLU, dans son discours de bienvenue, a rappelé l’esprit de cette rencontre des membres de la Chambre à savoir « créer et développer un réseau de contacts dans un cadre convivial et professionnel » et a chaleureusement remercié toute l’équipe du Marmara Şişli et plus particulièrement son Directeur M. Göksenin KÜRKÇÜ. Puis comme le veut la tradition, les nouveaux membres (une dizaine) ont pu publiquement se présenter. Le Directeur Raphaël ESPOSITO a ensuite présenté le programme, très chargé avant la trêve estivale, des réunions et manifestations de la Chambre et inviter les membres à y participer massivement. Les personnes présentes ont pu ensuite longuement échanger tout en appréciant la qualité des prestations culinaires de nos hôtes du soir.
Conférence / Panel : « La crise économique et financière : quels remèdes pour rester ambitieux, attractif et compétitif »
Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Turco-Allemande et la Chambre de Commerce Française en Turquie le 23 février 2009 à Istanbul
Débat animé par Mr. Deniz GÖKÇE, Economiste, Université de Bahçeşehir, avec : Me Aslı KARADENİZ, Directrice Générale, Boyner & Beymen Stores
Me Nuşin ORAL, Président, Turkish Trade Council of Shopping Centers and Retailers (AMPD)
Mr Rémy FEKETE, Directeur Général, Gide Loyrette Nouel Müşavirlik Hiz. Ltd Şirk. Mr Hüseyin GELIS, Directeur Général, Siemens Sanayı ve Ticaret A.Ş.
Mr Andreas SCHROETER, Directeur Général, WestLB AG Istanbul Branch (Bank)
En présence d’une centaine d’hommes d’affaires, turcs, allemands et français.
La crise économique centennale qui frappe les 5 continents du Globe vient considérablement bouleverser le monde des affaires. Les échanges économiques internationaux se sont contractés. Il est plus que jamais question de renforcer les liens entre les pays touchés afin qu’ils puissent ensemble faire face à cette crise avec plus d’efficacité. Il est évident, et les douloureuses expériences du passé l’ont démontré, que les solutions prises de façon isolées et individualistes ne sont que sources d’échec. Le monde attend impatiemment que les hommes politiques prennent une décision rapidement et la plus adaptée possible.
La Turquie est également gagnée par la récession mondiale. Certes l’économie turque, notamment grâce à un secteur financier assaini, plus solide que par le passé, paraît plus forte pour faire face à cette crise. Néanmoins les origines de cette crise sont biens différentes de celles de 2001 qui provenait de l’intérieur et non de l’extérieur.
Christine Moro, Consule Générale de France à Istanbul

Teoman Yelkencioğlu, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Turco-Allemande.

Eşref Hamamcıoğlu, Président de la Chambre de Commerce Française en Turquie.

Mr Andreas SCHROETER: La confusion générale sur les marchés financiers et l’instabilité qu’elle entraîne, nous obligent à prendre des décisions rapides, pour stopper l’hémorragie. Bien entendu les cas varient selon les pays. Certains ont davantage de capacité de réaction et une marge de manœuvre plus importantes que d’autres. La Turquie, quant à elle, doit continuer à relever le défit qu’elle a commencé en 2001. Elle doit assurer la confiance des investisseurs étrangers. Les IDE ont pris une part significative dans la croissance de l’économie turque. Malheureusement deux éléments jouent en la défaveur de la Turquie. En raison des troubles politiques locaux mais récurrents, les investisseurs étrangers tendent à renoncer à investir en Turquie. Et le pays ne présente pas suffisamment d’avantages comparatifs, qui permettraient de faire de la Turquie une destination récurrente des investissements étrangers à l’instar de ce qui est fait dans certains pays d’Europe Centrale et Orientale. L’environnement politique et celui des affaires est donc primordial pour gagner la confiance des investisseurs et des consommateurs. Mais avant de parler des différentes opportunités qui s’offrent à la Turquie, il est plus urgent aujourd’hui d’enrayer la crise.
Mr Hüseyin CELIS : La particularité de cette crise est le retournement rapide de la situation économique, où on est passé, en quelques semaines, d’une période de prospérité à une ère de morosité. De plus les principaux pays touchés par la crise ne semblent pas encore disposés à travailler ensemble. Agir de façon isolée est une erreur. La société Siemens, et son cas n’est pas unique, a en Turquie une stratégie d’investissement à long terme. L’approche du marché turc n’est jamais simple. La patience est de rigueur. C’est la raison pour laquelle investir en Turquie doit s’inscrire dans une dynamique à long terme. Pour cela les pouvoirs publics turcs doivent travailler à entretenir un climat de confiance. En parallèle, les entreprises doivent continuer à investir et garder le même cap qu’avant la crise. Plus généralement on peut douter de l’efficacité des solutions à court terme préconisées, bien qu’elles demeurent nécessaires dans l’urgence actuelle. Le cadre des réformes doit se positionner dans une logique structurelle, car c’est tout un système qui est en train d’être remis en question. Le groupe Siemens pense que l’innovation est un remède à la crise, dans la mesure où elle crée de nouveaux débouchés et donc des emplois. La Turquie doit ainsi investir davantage dans la Recherche et le Développement, dans l’enseignement supérieur et la formation.
Me Nuşin ORAL : Le secteur de la distribution organisée en Turquie est le deuxième d’Europe en termes de chiffre d’affaire. Malheureusement il est concurrencé par le secteur informel encore très présent en Turquie. La forte croissance des centres commerciaux de ces dernières années a été stoppée nette par la crise. Tous les acteurs de la grande distribution en Europe connaissent actuellement un repli de leurs ventes en raison de la perte de confiance des consommateurs. Me Aslı KARADENİZ : Les conséquences de la baisse de la consommation au niveau mondial entraînent donc un repli des exportions turques notamment dans les 2 principaux pans de l’économie turque : l’habillement/textile et l’automobile. Cette contraction commence déjà à se faire ressentir dans les grandes villes industrielles du pays : Denizli, Bursa, Gaziantep, Izmit…etc. Néanmoins, il demeure encore difficile de mesurer la contraction de l’activité économique du pays puisqu’elle n’est qu’à ses débuts. Les gouvernements nationaux doivent prendre rapidement des décisions rapidement, et « arrêter de se voiler la face ». Le fait de « garantir les dépôts des épargnants ne fait que renforcer le climat de peur et de défiance chez les consommateurs ».
Mr Rémy FEKETE : Les banquiers ne sont pas les seuls au banc des accusés responsables de la crise. Les juristes le sont aussi. Comment les lois ont-elles permis, indirectement, de tels débordements pour provoquer la crise des subprimes ? Le cadre législatif est donc nécessaire pour réguler l’économie. La Turquie qui, a déjà connu les effets dévastateurs de la crise de 2001, ne semble pourtant pas comprendre qu’il est temps d’agir. Les pouvoirs publics refusent d’admettre la réalité. Aucune réforme du cadre législatif n’a encore été entreprise. Par ailleurs, la Turquie est très dépendante de ses partenaires internationaux (commerce extérieur largement déficitaire, besoins énergétiques importés, besoins d’investissements étrangers). Elle doit donc travailler à développer ses institutions, simplifier les procédures d’investissement, améliorer le cadre légal et réformer le secteur énergétique, si nécessaire pour le développement économique du pays.
Mr Deniz GOKCE : Tous les intervenants sont d’accord sur le fait que la confiance est l’élément central de la sortie de crise. C’est donc sur ce sentiment qu’il faut agir pour retrouver une nouvelle stabilité économique. Les pouvoirs publics turcs doivent donc parvenir à redonner de la confiance aux citoyens, tout en relançant les réformes afin d’accueillir de nouveaux investisseurs étrangers.

Mr Rémy FEKETE : Les PPP (Partenariats Publics Privés) sont insuffisants au regard de la demande importante et croissante en termes d’infrastructures : rail, route, etc. Or l’Etat n’en a pas les moyens. En raison de problèmes essentiellement administratifs, des projets tels que le Train à Grande Vitesse ont été considérablement ralentis.
Me Aslı KARADENİZ : La population turque est jeune. Elle représente une force pour le pays, car les anticipations des investisseurs sur le long terme sont très optimistes. Il faut créer une nouvelle dynamique, de nouvelles stratégies de commercialisation (exemple : co-branding), pour cela il faut bien identifier les effets de la baisse la consommation.
Me Nuşin ORAL : On s’aperçoit aujourd’hui que les gestionnaires de grandes surfaces entrent en conflit avec les revendeurs, à cause de la contraction de la demande.
Mr Andreas SCHROETER: Il faut tout de même souligner, et les différents indices économiques le montrent, que la Turquie est sur de bons rails. Le processus d’adhésion à l’Union Européenne participe grandement à renforcer la confiance des investisseurs.
İnterventions du public :
1) La Turquie présente une balance commerciale encore trop largement déficitaire, ce qui montre bien qu’elle manque de compétitivité. De plus les prêts du FMİ sont signes de fragilité. En Europe les économies sont en récession en raison des défaillances du système bancaire.
2) En plus des tension politiques en Turquie, le montant total de l’épargne nationale turque est inférieur aux besoins en investissement. La Turquie demeure imprévisible ce qui rend difficile d’ancrer des anticipations d’investissement.

Conclusion :
La Turquie est traversée, à l’instar des autres nations européennes, par la plus grande crise économique depuis 1929. Les raisons de la récession en Turquie sont différentes. Les pays d’Europe occidentale ont vu leurs systèmes financiers lourdement frappés par la crise américaine des subprimes. Les marchés européens se sont rapidement effondrés, et les exportations turques en ont payé le prix fort. Le système bancaire turc, plus solide qu’auparavant, et plus fiable que celui de ses voisins d’Europe centrale et orientale, n’est pas donc le responsable de la crise en Turquie. Le pays souffre de la contraction de la demande de consommation de ses partenaires européens et de l’accès au crédit d’entreprise.
Les conséquences sont déjà visibles dans les principales villes industrielles du pays où le chômage s’est envolé. La confiance des consommateurs turcs a fléchi, et les secteurs les plus directement exposés à la demande finale en souffrent. C’est le cas de celui de la grande distribution, son récent et rapide développement a été stoppé net, pourtant le marché turc présente encore un grand potentiel de développement, en raison d’une population jeune et consommatrice. En définitive, ne s’agit il pas d’un problème généralisé de confiance (confiance dans le système, confiance dans les politiques, etc.).
Cet crise conjoncturelle vient également souligner les faiblesses structurelles de l’économie turque. Les institutions ne semblent pas pouvoir ou vouloir agir malgré l’urgence. Le pays a besoin d’être réformé sur le plan législatif. La Turquie présente le paradoxe d’avoir un Etat peu interventionniste en termes de politiques structurelles et industrielles, mais capables de freiner ou de désorienter les investisseurs. Les besoins en terme d’investissements en Turquie sont supérieurs à sa capacité de les financer elle-même.
Aussi le pays doit davantage s’ouvrir aux investisseurs étrangers, en développant un climat de confiance. Ceci passera par une meilleure stabilité politique, un renforcement du cadre législatif, pour entre autres lutter contre l’économie informelle, et bien entendu favoriser l’investissement privé, local ou étranger, dans la mesure ou l’Etat ne peut répondre à lui seul aux besoins d’investissements du pays.
La Turquie a réussi à reformer son système bancaire. Elle démontre donc sa capacité à de relever d’autres défis de taille. Le pays doit continuer mais surtout persévérer sur cette voie. L’augmentation des investissements étrangers en Turquie souligne une amélioration à ce sujet.
Les possibilités de sortie de crise sont incertaines. Développer l’innovation pour créer de nouveaux débouchés est essentiel, mais le pays a besoin d’investir davantage dans la Recherche et le Développement ainsi que dans l’éducation (enseignement et formation). Le secteur énergétique a aussi besoin d’être restructuré.
En résumé, l’Etat doit continuer et intensifier ses reformes, pour notamment favoriser les investissements. Politique qui passe aussi par le développement d’un climat de confiance dans le monde des affaires en Turquie.
25.11.2008: Remise des Oscars de la Chambre en Présence des 2 Ministres du Commerce Extérieur: consécration de la vitalité des échanges économiques franco-turcs
en présence de Madame Anne-Marie IDRAC,
Secrétaire d’Etat, chargée du Commerce Extérieur de la France
et de Monsieur Kürşad TÜZMEN,
Ministre d’Etat en charge du Commerce Extérieur de la Turquie
Sous le haut-patronage de S.E. M. Bernard EMIE, Ambassadeur de France en Turquie
En cette veille de la Saison Turque en France (« Turquie et Merveilles » ; juillet 2009 – Mars 2010), en cette période où le dialogue franco-turc s’améliore et dans un contexte économique bilatéral favorable (augmentation des échanges bilatéraux de +20% sur les 12 derniers mois par rapport à la période précédente ; près de 300 implantations françaises en Turquie représentant 20 Mds de $ et 70.000 emplois induits – 2ème rang), la Chambre de Commerce Française en Turquie, a accueilli le 25 novembre 2008 à Istanbul, Madame Anne-Marie IDRAC, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce Extérieur de la France, et Monsieur Kürşad TÜZMEN, Ministre d’Etat en charge du Commerce Extérieur de la Turquie.
Madame IDRAC était en visite officielle en Turquie du 24 au 26 novembre, à l’invitation de son homologue, Monsieur TÜZMEN, dans le cadre de la mise en place d’un comité mixte économique et commercial France – Turquie. Ce comité mixte prévoit de mener un dialogue régulier avec les communautés d'affaires, afin de pouvoir intégrer dans la conduite de ses travaux, de façon judicieuse, les préoccupations des entreprises.

En présence de près de 300 chefs d’entreprises, français et turcs, la Chambre de Commerce Française en Turquie a remis, à l’occasion de cette soirée exceptionnelle marquée par la présence des 2 Ministres, ses OSCARS qui consacrent la vitalité des échanges économiques franco-turcs :
Oscar du Commerce Extérieur attribué à une entreprise française pour son succès à l’exportation en Turquie :GRAVOTECH MARKING. PME de 870 personnes installée en Bourgogne, GRAVOTECH MARKING est leader dans les métiers de la traçabilité, de la signalétique, de la personnalisation d’objets par marquage durable. Elle a été récompensée pour la mise en place d’une équipe commerciale de 5 personnes en Turquie.
Oscar du Commerce Extérieur attribué à une entreprise turque pour son succès à l’exportation en France :TEMSA, filiale de Sabanci, pour ses exportations d’autocars en France depuis 1998, où elle détient 10% du marché français. En France, les autocars Temsa sont commercialisés par la société Dietrich Carebus, importateur alsacien exclusif de la marque depuis 10 ans.
Oscar de l’Investissement récompensant une entreprise française pour son effort d’investissement en Turquie :GEFCO. Filiale du groupe PSA, GEFCO, active en Turquie dans le transport et la logistique pour le secteur automobile est implantée en Turquie depuis 2002 et emploie 170 personnes. Elle projette un investissement de 100 millions d’euros en Turquie, d’ici à 2012 et de recruter 30 salariés supplémentaires en 2009.
Oscar de l’Investissement récompensant une entreprise turque pour son effort d’investissement en France :ZORLU. Cet important conglomérat turc a été récompensé pour le rachat par le Groupe ZORLU de BEL AIR, une société fondée en 1765 qui est l’un des principaux opérateurs français dans le secteur du rideau et du voilage, et la mise en place d’une filiale commerciale pour la distribution des équipements électroniques de la marque Vestel.
Oscar « Entrepreneur de l’Année » :la famille Ethem ÜSTER. Elle a débuté ses activités dans le secteur de l’habillement en France. En 2006, elle a créé la société Universal Textile Global à Paris et développé ainsi la marque Jessica Dafer aussi bien en France qu’à l’étranger. Cette entreprise à capital turc (87%), qui commercialise essentiellement du prêt-à-porter pour femme, est présente dans les deux pays :
- en France (via une soixantaine de boutiques multi-marques et un show-room sur les Champs-Elysées)
- en Turquie (2 boutiques à l’enseigne de la marque à Istanbul et à Izmir, 350 points de vente)
La Chambre de Commerce Française en Turquie, créée en 1885 et forte de ses 450 sociétés membres, impliquées dans tous les secteurs de l’économie, s’est donnée pour mission d’aider les PME françaises et turques à prendre pied sur les deux marchés, à s’y implanter et à s’y développer durablement. C’est ainsi qu’elle propose, plusieurs fois par an en Turquie, des missions multisectorielles d’entreprises, pilotées par les CCI de France, dont l’objectif est de permettre aux PME françaises de découvrir de nouvelles opportunités, d’identifier des projets et des possibilités de partenariat et de développer un courant d’affaires pérenne en Turquie. Inversement, la Chambre de Commerce Française en Turquie organise des conférences d’approche du marché français, en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’Industrie d’Istanbul (ITO & ISO) et la Chambre d’Industrie de la région Egéenne (EBSO à Izmir), et propose d’accompagner individuellement les entreprises turques, à conquérir de nouveaux marchés ou à consolider leur présence en France.
Le rôle de la Chambre de Commerce Française en Turquie est d’être une force de proposition au service de ses membres, d’être leur porte-parole, de favoriser le dialogue, les échanges entre eux, mais aussi de les promouvoir. C’est dans cet esprit que la Chambre de Commerce de Commerce Française en Turquie a conçu ses OSCARS DU COMMERCE FRANCO-TURC

De gauche à droite : Le Président Hamamcıoğlu, Mme Idrac, M. Üster (Oscar « Entrepreneur de l’Année »), M. Tüzmen et le Vice-Président de la CCFT, M. Coccoli

Près de 300 personnes ont assistés à cette soirée marquée par la présence des 2 Ministres

Le Président Hamamcıoğlu à la tribune de la Chambre

De gauche à droite : M. Gilles Coccoli, DG d’Accor Services, M. Murat Yalçıntaş, Président d’ITO, M. Selim Kara, Directeur des Relations Internationales de Zorlu (Oscar du meilleur investissement turc en France), M. Gérard Lanfrey, DG d’Air France et M. Kerim Alain Bertrand, animateur de la soirée
12.11.2008 : Les pratiques salariales en Turquie, avec Hewitt IDE
Le 12 novembre dernier plus d’une vingtaine Directeurs Généraux et Directeurs Ressources Humaines de sociétés membres de la Chambre (Accor Services, Alstom, Air France, Decathlon, Société Générale, Sodexo, Total, etc.) se sont réunis au Marmara Pera autour d’un petit-déjeuner en présence de M. Cengiz Gürleyik et M. Gökan Özden, respectivement Directeur et Compensation Consultant d’HEWITT IDE pour assister à une présentation des pratiques salariales en Turquie, fruit d’une large enquête nationale menée par cette société spécialisée, membre de notre Chambre.
HEWITT IDE est le partenaire de la société américaine Hewitt Associates, récemment installée en Turquie et spécialisée dans le conseil en externalisation de processus Ressources Humaines et dans la publication de rapports sur les pratiques et les politiques de rémunération des entreprises (TCM - Total Compensation Measurement).
Eric Badin, membre du Conseil d’Administration de la Chambre, a rappelé, dans son message d’ouverture, que notre Chambre avait invité les entreprises membres à participer à une vaste enquête nationale menée par HEWITT IDE sur les pratiques salariales en Turquie. Il a également invité les personnes présentes à rejoindre le groupe de discussion “Ressources Humaines”, qu’il anime depuis sa création en avril dernier


18.11.2008 : “La crise du crédit et son impact sur les risques de fraude”, avec PriceWaterhouseCoopers
Le 18 novembre dernier, une quinzaine de directeurs généraux et de directeurs financiers de sociétés membres de la Chambre se sont réunis au Sofa Hotel à Nişantaşı autour d’un petit-déjeuner sur le thème “La crise du crédit et son impact sur les risques de fraude”, animé par M. Wayne Anthony Responsable de la cellule “Crisis Management” de PriceWaterhouseCoopers.


Accéder au marché français : Quelle stratégie, quel marketing, quelle politique commerciale ? (comparaisons avec l’Allemagne)
Lors des conférences comparatives des 9, 11 et 12 septembre derniers, co-organisées par les CCI d’Istanbul (ITO & EBSO), la Chambre d’Industrie de la région Egéenne à Izmir (EBSO) et la Chambre de Commerce Française en Turquie (CCFT), les 120 entrepreneurs turcs présents ont ainsi pu découvrir les points de similitudes mais surtout les importantes différences entre la France et l’Allemagne, les 2 plus grands marchés d’Europe Occidentale (25.000 € per capita avec respectivement 64,4 et 82,4 millions de consommateurs).


Une table ronde « Management, culture d’entreprise et relations sociales dans l’entreprise en Turquie »
Animée par Kerim Alain BERTRAND, Directeur Général d’ISI Emerging et membre du Conseil d’Administration de la Chambre, une table ronde « Management, culture d’entreprise et relations sociales dans l’entreprise en Turquie » a réuni le 17 Juillet dernier, autour de DRH de grands groupes français membres du cercle de réflexion Societhics, en séminaire en Turquie, et d’une vingtaine de membres de la Chambre, les intervenants suivants : Paul ALBERGE, DG de Bel Karper, Oktay ORMANCIOĞLU, ex DRH et actuel conseiller du président de Şişecam, Livio MANZINI, DG d’Adecco (Bell Holding), et Guillaume VICAIRE, DG de CarrefourSA pour évoquer la question des Ressources Humaines en Turquie.


de gauche à droite : Livio Manzini, Paul Alberge, Kerim Alain Bertrand, Oktay Ormancıoğlu et Guillaume Vicaire
Süreyya SERDENGEÇTİ, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Turquie et actuellement professeur d’économie à l’université TOBB ETÜ a apporté, le 22 mai dernier au Mövenpick, un éclaircissement sur la situation économique et financière actuelle en Turquie, devant un parterre de plus de 60 chefs d’entreprises et une dizaine de journalistes. Cet événement a été organisé par la Chambre de Commerce Française en Turquie avec le soutien de Sodexo que dirige le Président Esref HAMAMCIOGLU, de Yased et des autres chambres turco-étrangères de Turquie.


Près de 80 personnes, et ce malgré d’importants embouteillages dus à la visite en Turquie de la Reine d’Angleterre, ont participé à la seconde « Rencontre des Membres » de l’année qui s’est tenue le 15 mai dernier au Conrad Istanbul à Beşiktaş.


L’Assemblée Générale de la Chambre s’est réuni le 24 mars dernier, en présence de 74 membres votants. A l’unanimité, cette assemblée a donné quitus aux membres du Conseil d’Administration sortant (exercices 2006 et 2007) et a décidé de fixer en TRY et d’augmenter les montants du droit d’entrée et des cotisations annuelles pour les exercices 2008 et 2009. L’Assemblée a également procédé à l’élection du nouveau Conseil d’Administration, élu pour un mandat de 2 ans. Ce nouveau Conseil s’est réuni le 2 avril afin de procéder à la répartition des fonctions. A l’unanimité, il a élu Eşref HAMAMCIOĞLU, nouveau Président pour un mandat de 2 ans. Vice-Président dans la précédente mandature (Avril 2006 – Mars 2008), Eşref HAMAMCIOĞLU succède à Yves-Marie LAOUËNAN.


Le 4 mars dernier, plus d’une trentaine de responsables, de juristes et de directeurs financiers de sociétés membres de la Chambre se sont réunis au Mövenpick Istanbul à 4. Levent autour d’un petit-déjeuner sur le thème “EVOLUTION EN TURQUIE DE L’ENVIRONNEMENT LEGAL ET FISCAL SUR LES PRIX DE TRANSFERT”, animé par M. Bilgütay Yaşar et Mme Canan Aladağ, respectivement Associé et Manager au département Services légaux et fiscaux chez PriceWaterhouseCoopers.


Hervé NOVELLI, Secrétaire d’Etat chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur, s’est rendu du 17 au 20 février dernier dans 3 villes dynamiques (Istanbul, Ankara et Mersin) de Turquie. Il était accompagné d’une délégation d’entrepreneurs (41 sociétés dont 17 PME qui ont suivi un programme particulier centré sur la découverte des nouvelles réalités commerciales du marché turc et qui, après une première étape à Ankara, ont visité Gaziantep, Mersin et Adana) pour développer les liens commerciaux entre la France et la Turquie dans le domaine de la formation, de la recherche, de l’innovation et des investissements. Hervé NOVELLI veut effectivement inciter les entreprises françaises à se développer dans ce pays qui a le double avantage d’être un marché de proximité et d’enregistrer une forte croissance. M. NOVELLI est intervenu devant la communauté d’affaires franco-turque lors d’un déjeuner organisé par la Chambre de Commerce Française en Turquie, le lundi 18 février au restaurant Feriye à Ortaköy, en présence de S. E. M. Bernard EMIE, Ambassadeur de France en Turquie. Plus de 150 dirigeants d’entreprises françaises et turques ont participé à ce déjeuner, et ce malgré les fortes chutes de neige qui ont paralysé Istanbul.




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